Psychotopie

Articles dans le domaine de la psychologie : psychologie clinique, psychopathologie, psychologie de la santé, psychologie sociale...

04 novembre 2009

Etude MONDIAB sur le diabète de type 1

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MONDIAB est une étude sur le diabète de type I, réalisée par l’Université Paul Verlaine de Metz et par l’Université du Luxembourg.

Le but principal de cette étude est de mieux comprendre comment les personnes vivent avec le diabète de type I. Tu peux aider la recherche, en participant à cette étude et en partageant ton expérience avec nous. Si tu as plus de 12 ans et que tu es atteint(e) de diabète de type I, aide-nous à mieux comprendre le diabète en nous rejoignant sur www.mondiab.com !

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03 novembre 2009

Un nouveau médicament très prometteur contre le cancer

Article provenant du site www.vulgariz.com :

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Des chercheurs britanniques (du The Institute of cancer research) annoncent avoir obtenu, grâce à un nouveau médicament contre certains cancers d’origine génétique, des résultats très prometteurs lors d’essais cliniques préliminaires. Les résultats ont été publiés dans la revue médicale The New England Journal of Medicine datée du 24 juin 2009.

Un médicament qui cible les cellules cancéreuses et laisse intact les cellules normales.

Ce nouveau médicament, Olaparib, a été donné à des patients avec des formes avancées de cancer (cancer du sein, des ovaires ou de la prostate) hérité d’une mutation sur les gènes BRCA1 et BRCA2 (voir encart). L’Olaparib bloque l’action d’enzymes appelées PARP qui sont impliqués dans les mécanismes de réparatinon de l’ADN. Grâce à ce médicament, chez plus de la moitié des patients, la tumeur s’était soit stabilisée ou avait diminué de taille. Ces patients n’avait pas répondu favorablement aux traitements habituels contre le cancer. L’étude montre qu’un des patients était toujours en rémission deux ans après avoir reçu le traitement.

L’Olaparib cible les cellules cancéreuses mais laissent intact les cellules normales. Ce médicament aurait aussi très peu d’effets secondaires et certains patients ont déclaré que le traitement était plus facile à supporter que la chimiothérapie.

Le Dr Johann de Bono, un des chercheurs de la Institute of cancer research qui a dirigé ces essais cliniques de Phase I avec le concours de la société AstraZeneca/KuDOS déclare que les résultats positifs doivent permettre de mener des essias d’une plus grande ampleur.

« Ce médicament s’est montré très impressionnant pour réduire la taille des tumeurs des patients. Elle donne aux patients qui ont déjà essayé de nombreux traitements conventionnels de longues périodes de rémission, libres de tous symptômes de la maladie ou effets secondaires importants », déclare le chercheur.

Les mutations BRCA.

Certains types de cancers du sein, de l’ovaire et de la prostate ont une forte composante héréditaire. Des mutations dans les gènes BRCA1 et BRCA2 sont les causes les mieux comprises de ces cancers héréditaires. Ces cancers concerneraient environ 5% des cancers du sein et de l’ovaire et environ 1 à 2% des cas précoces de cancers de la prostate. Les femmes qui sont porteuses d’une mutation BRCA ont 85% de risque de développer un cancer du sein et jusqu’à 60% de risque de développer un cancer de l’ovaire au cours de leur vie. Les hommes avec une mutation sur le gène BRCA ont jusqu’à 15% de risque de développer un cancer de la prostate au cours de leur vie. Ces patients ont un risque élevé de cancer parce que cette mutation génétique affaiblit le mécanisme de réparation de l’ADN.

Létalité synthétique.

Olaparib est le premier exemple de réussite d’un nouveau type de médecine personnalisée utilisant le principe de « létalité synthétique » (synthetic lethality en anglais), le médicament agit efficacement avec le défaut moléculaire de patient. Ce traitement est basé sur des expériences menées dans ce même institut qui ont montré que certains cancers avaient des talons d’Achille : si des médicaments – comme l’olaparib – sont utilisés pour bloquer une enzyme appelée PARP dans l’organisme, l’ADN de la cellule tumorale se brise et la cellule meurt.

Les cancers avec les mutations BRCA1 or BRCA2 ont été les premiers découverts comme étant sensible à une inhibition de PARP mais il y a des évidences qui laissent à penser que l’olaparib va être efficace dans d’autres formes de cancer avec des défauts dans la machinerie de réparation de l’ADN. Cela pourrait concerner certains cancers du sein non-hérité ou cancers de la prostate et jusqu’à la moitié des formes les plus courantes du cancer de l’ovaire.

" C’est un médicament très important pour le traitement des cancers liés aux gènes BRCA1/2. La prochaine étape est de tester ce médicament sur une forme plus courante de cancers des ovaires ou du sein ou nous espérons que ce médicament va être tout aussi efficace ", déclare le professeur Stan Kaye qui a co-dirigé cette étude.

Le Professeur Alan Ashworth qui dirige à présent l’organisme caritatif Breakthrough Breast Cancer Research Centre qui participe au financement de ces recherches est à l’origine des travaux qui consiste a cibler les mécanismes de réapparition de l’ADN dans le cancer.

" Nous sommes extrêmement heureux que les travaux que nous avons mené au laboratoire se sont traduit aussi vite en bénéfices pour les patients. Ce concept est a présent teste dans différents essais cliniques a travers le monde," déclare le professeur.

Le mode d’action de ce médicament.

Le concept derrière cette nouvelle approche est appelé « létalité synthétique » (synthetic lethality en anglais). Les cellules normales ont différents moyens de réparer les lésions de leur ADN. Dans le cas des tumeurs BRCA, une des voies de réparation est absente. Le médicament olaparib bloque une autre voie impliquant l’enzyme PARP, les cellules normales ne sont pas affectées par ce médicament car elles peuvent utiliser les gènes BRCA. Lorsque le médicament est utilisé sur les tumeurs BRCA, elles n’ont plus aucun moyen de réparer leur ADN alors elles meurent. C’est pourquoi ce médicament est si efficace pour tuer les cellules cancéreuses et n’affectent pas les cellules normales.

Référence :
Article :
Inhibition of Poly(ADP-Ribose) Polymerase in Tumors from BRCA Mutation Carriers
Auteurs : Peter C. Fong, David S. Boss, Timothy A. Yap, Andrew Tutt, Peijun Wu, Marja Mergui-Roelvink, Peter Mortimer, Helen Swaisland, Alan Lau, Mark J. O’Connor, Alan Ashworth, James Carmichael, Stan B. Kaye, Jan H.M. Schellens, et Johann S.
Source : BBC Health.

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28 octobre 2009

Le trouble bipolaire

Article provenant du site www.lilly.fr :

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Le trouble bipolaire est une maladie anciennement appelée psychose maniaco-dépressive (PMD). Elle se caractérise par une exagération des variations normales de l'humeur qui vont affecter mentalement et physiquement le patient.
L'évolution de cette maladie bipolaire est chronique et cyclique et oscille entre trois états :

L'état maniaque avec exaltation de l'humeur,
L'état dépressif caractérisé en opposition avec le précédent,
Une humeur normale ou parfois quasiment normale entre les phases de survenue de ces deux états pathologiques.

Des chiffres clés des troubles bipolaires :

- Environ 1 % de la population générale de plus de 15 ans souffre d'un trouble bipolaire soit près de 500 000 personnes en France.
- Les troubles bipolaires débutent le plus souvent entre 15 et 24 ans.
- 20% des troubles bipolaires ont des formes sévères à cycles rapide.

1 - Qu'est-ce qu'un épisode maniaque ?

Ne pas confondre maniaquerie et manie :

Si dans le langage courant, une personne maniaque est extrêmement attachée à ses habitudes, très méticuleuse et peut même avoir des idées fixes, en psychiatrie, la manie (qui signifie en grec "folie") décrit tout autre chose.
La manie ou épisodes maniaques sont définis par la survenue d'un état d'euphorie intense associé à une augmentation de l'estime de soi et de ses capacités (sentiment de "pouvoir", de "puissance", de "grandeur"), à une diminution du besoin de sommeil sans sensation de fatigue, une accélération des pensées, une hyperactivité souvent intense.

Les symptômes (d'après les critères diagnostiques utilisés) doivent être présents pendant au moins une semaine pour permettre de poser le diagnostic.

Exemples de signes d'alerte de l'accès maniaque :
(modifications notables par rapport à votre comportement habituel)

- Dormir seulement quelques heures et ne pas se sentir fatigué,
- Mes proches me disent que je suis très irritable voire agressif,
- Faire beaucoup de tâches ménagères à des moments inopportuns, par exemple la nuit,
- Parler beaucoup en sautant.

2 - Qu'est-ce qu'un épisode dépressif ?

L'épisode dépressif est la phase opposée des épisodes maniaques

A l'inverse des épisodes maniaques, les épisodes dépressifs sont marqués par la tristesse, la perte de la notion de plaisir, l'absence de projets, une fatigue importante, une perte de la confiance en soi, un ralentissement de la pensée et des gestes. S'y associent souvent des idées suicidaires.

Ces différents symptômes doivent être présents pratiquement toute la journée durant au moins deux semaines et être en rupture avec le fonctionnement antérieur de la personne pour être considérés comme caractéristiques d'un épisode dépressif que l'on appelle majeur ou caractérisé.

La dépression peut être unipolaire ou faire partie du trouble bipolaire. On constate généralement une perturbation de l'humeur, comme par exemple la perte de la notion de plaisir, l'absence de projets, une fatigue importante, une perte de la confiance en soi, un ralentissement de la pensée et des gestes...etc.,

La dépression engendre des difficultés importantes dans la réalisation d'activités habituelles, quotidiennes.

3 - Quelles sont les causes des troubles bipolaires ?

Les causes des troubles bipolaires sont multiples. Il n'existe pas une seule explication au trouble bipolaire de l'humeur, mais plusieurs causes intriquées (facteurs biologiques, génétiques, psychologiques, environnementaux) qui sont autant de pistes, de voie de recherche, et surtout de domaines où l'action thérapeutique pourra s'exprimer.

Les facteurs biologiques :

Le cerveau est composé d'un très grand nombre de neurones qui communiquent entre eux au niveau de jonctions appelées synapses.

La transmission de l'information au niveau de ces synapses s'effectue par le biais de petites molécules sécrétées par les neurones. Ces "messagers biologiques" sont appelés neurotransmetteurs. Le trouble bipolaire de l'humeur pourrait être lié à une perturbation de la transmission de l'information au niveau de ces synapses.

La recherche a fait de nombreux progrès dans ce domaine au cours des dernières années et les découvertes ont permis d'améliorer les traitements disponibles.

Les facteurs génétiques :

Des études auprès des familles de patients bipolaires ont montré l'implication de facteurs génétiques dans le risque de survenue de la maladie. Plusieurs gènes pourraient être impliqué. Les troubles bipolaires appartiennent au groupe des maladies à hérédité complexe, caractérisées par l'interaction de nombreux facteurs génétiques et de facteurs liés à l'environnement pour arriver à l'éclosion de la maladie.

Autrement dit, même si l'implication des facteurs génétiques est indéniable, un parent ne transmet pas de façon automatique sa pathologie à son enfant à la fois parce qu'il y a beaucoup de gènes en jeu et aussi parce qu'il y a probablement une interaction entre le terrain génétique et des facteurs environnementaux qui peuvent être très précoces (durant la grossesse).

Certaines personnes pourraient ainsi naître avec une "vulnérabilité", une sensibilité particulière aux évènements de vie stressants. Nous reviendrons sur cette hypothèse liant stress et vulnérabilité.

Les facteurs psychologiques :

Les causes du trouble bipolaire semblent être une combinaison de facteurs innés à savoir des causes génétiques existant indépendamment de l'environnement et de la vie de la personne, et de facteurs acquis c'est-à-dire dépendant de l'environnement, de la qualité de la vie affective, des stress et des traumatismes importants et répétés vécus depuis la naissance.

L'explication psychologique essaie de comprendre comment la personnalité du patient s'est construite et de quelle manière le trouble bipolaire pourrait répondre à des traumatismes psychiques plus ou moins précoces.

Les facteurs environnementaux :

Les patients qui souffrent de troubles bipolaires seraient particulièrement vulnérables aux évènements de vie stressants : les événements "douloureux" : perte d'un proche, perte d'emploi, déménagement dans une région inconnue, séparation d'avec un conjoint, etc ..., mais également "heureux" : promotion professionnelle, mariage, naissance, etc...

On nomme "événements de vie stressants" toute modification de votre environnement qui implique une remise en cause des mécanismes psychiques que vous utilisez habituellement pour vous adapter à une nouvelle situation. Votre éventuelle fragilité génétique, biologique ou psychologique entraînerait des difficultés à surmonter de tels changements sans "passer" par l'expression de troubles de l'humeur.

Les personnes atteintes de troubles bipolaires deviendraient ainsi, au cours de leur vie, hypersensibles et hyper-réactives aux situations de stress. Il est évident que la vie moderne avec ses contraintes économiques, affectives, sociales et culturelles nourrit abondamment cette hypersensibilité aux stress.

4 - Quelles sont les conséquences des troubles bipolaires ?

Au-delà de la souffrance générée par la survenue des épisodes aigus maniaques ou dépressifs, les troubles bipolaires s'ils ne sont pas correctement pris en charge, peuvent avoir des conséquences graves en entraînant notamment des comportements à risque et plus particulièrement, une désinsertion socioprofessionnelle et familiale.

Les conséquences concernent bien évidemment le sujet bipolaire lui-même mais également ses proches et plus largement la société, notamment au niveau des coûts générés par cette maladie.

Les conséquences professionnelles familiales et sociales des troubles bipolaires :

Les conséquences professionnelles qui sont caractérisées par le licenciement (dû au comportement étrange et agité), la démission hâtive et irréfléchie, les rapports conflictuels avec les collègues et/ou la hiérarchie, l'instabilité professionnelle (plus de la moitié des patients perdent leur emploi).

Les conséquences familiales et sociales sont illustrées par les conflits conjugaux (en particulier si la maladie est mal expliquée), la séparation ou le divorce, une mauvaise entente familiale (pouvant aussi avoir aussi des conséquences sur les enfants), la perte de ses ami(e)s, etc...

Les troubles bipolaires, prise de risque inconsidérée et risque de suicide :

D'autres conséquences sont liées à la prise de risque inconsidérée : abus de toxiques, rapports sexuels non protégés, conduite automobile à vitesse excessive, défis dangereux, actes médico-légaux (atteintes aux biens et aux personnes), violence. La consommation d'alcool est également fréquemment retrouvée au cours des troubles bipolaires : les études scientifiques retrouvent cette association dans 35 à 45% des cas.

Le risque de suicide est majeur particulièrement dans la phase dépressive mais aussi maniaque. Parmi les patients souffrant de troubles bipolaires, environ 1/3 fait une tentative de suicide et 1/3 présente des idées suicidaires. C'est probablement la pathologie où le risque suicidaire est le plus important.

Troubles bipolaires et coût de santé publique :

Le coût élevé pour la santé publique résulte d'une part de la consommation de soins (coût direct) mais aussi des coûts indirects générés par les arrêts de travail, la perte d'emploi et le recours fréquent aux aides sociales.

On évalue en France le coût annuel des hospitalisations pour épisode maniaque à environ 1,3 milliards d'euros, dont le coût moyen du traitement a été chiffré dans un hôpital parisien à 22.297 euros dont 98,6 % sont consacrés aux frais d'hospitalisation.

Ce coût élevé montre l'importance et la nécessité d'une prise en charge adaptée et correcte des troubles bipolaires.

5 - Qui est concerné par les troubles bipolaires ?

Les troubles bipolaires affectent autant les hommes que les femmes.
Les troubles bipolaires surviennent avec la même fréquence quels que soient l'origine ou le milieu social des patients. Enfin, le début des troubles bipolaires étant situé le plus souvent entre 15 et 24 ans, il s'agit d'une maladie qui débute le plus souvent chez l'adulte jeune.

6 - Existe-t-il plusieurs types de troubles bipolaires ?

Il existe 4 grandes catégories principales de troubles bipolaires, mais les symptômes et l'évolution de ces troubles seront particuliers à chacun.

Les différents types de troubles bipolaires :

Le trouble bipolaire de type I : alternance d'épisodes maniaques et d'épisodes dépressifs

Le trouble bipolaire de type II : association d'un ou plusieurs épisodes dépressifs et d'au moins un épisode hypomaniaque,HypomaniEpisode maniaque de moindre intensité que la manie caractérisé par des symptômes d'hyperactivité et d'excitation psychique contrôlables par le sujet et sans répercussion majeur sur ses relations sociales familiales et professionnelles.

La cyclothymie : fluctuations de l'humeur évoluant depuis au moins 2 ans avec alternance de nombreuses périodes hypomaniaques et dépressives

Le trouble bipolaire dit "non spécifié" : formes cliniques de symptomatologie insuffisamment spécifique pour être classées en type I ou II.

L'évolution dira de quel type de trouble bipolaire le sujet est atteint.

D'autres types de trouble bipolaires ont été identifiés et constituent des troubles dits à "bipolarité atténuée". Ils ne sont toutefois pas actuellement intégrés dans les classifications internationales.

Une forme particulière de trouble bipolaire dite à "cycles rapides" est individualisée en fonction de la fréquence de survenue des épisodes maniaques ou dépressifs et définie par la survenue de plus de 4 épisodes aigus (maniaques ou dépressifs) par an.

7 - Peut-on soigner les troubles bipolaires ? Quels sont les traitements ?

Il n'existe pas de traitement amenant à une guérison définitive des troubles bipolaires mais il existe des prises en charge impliquant des dispositifs multiples et qui permettent de gérer la maladie. Les traitements médicamenteux des troubles bipolaires visent à réduire les symptômes les plus aigus et à assurer un traitement de fond pour réguler l'humeur et prévenir la survenue de nouveaux épisodes.

Le traitement médicamenteux des troubles bipolaires :

Le traitement comporte classiquement deux phases correspondant au moment de la maladie :

- Le traitement de l'épisode aigu (de l'accès dépressif ou maniaque) ;

- Le traitement de fond, dont le but est de stabiliser votre humeur, puis de prévenir les récidives.

Dans le traitement des troubles bipolaires, plusieurs classes de psychotropes peuvent s'avérer utiles. Chaque classe à un intérêt thérapeutique particulier. C'est votre médecin qui adaptera votre traitement en fonction de votre cas.

Les médicaments sont indispensables au traitement du trouble bipolaire.
Il est strictement déconseillé d'arrêter brusquement le traitement sans l'avis d'un médecin.

Troubles bipolaires : une prise en charge multiple :

En psychiatrie, les soins sont multiples et doivent prendre en compte : le stade d'évolution de la maladie, les symptômes prédominants, la qualité de l'environnement, le milieu familial et social, les ressources matérielles, psychologiques et culturelles.

Concrètement voici ce dont les personnes souffrant de troubles bipolaires peuvent bénéficier :

- Des professionnels et de lieux d'accueil et de soins proches : quel que soit l'endroit où vous habitez, il existe près de chez vous un lieu de soins, une équipe prête à répondre à vos questions, à vous recevoir ;

- Des traitements médicamenteux qui visent à réduire les symptômes les plus aigus et à vous proposer un traitement de fond pour réguler votre humeur et prévenir la survenue de nouveaux épisodes ;

- Des accompagnements soignants autour du quotidien, autour des difficultés qu'il entraîne et des émotions qu'il suscite en vous : visite à domicile, entretiens infirmiers, etc... ;

- Des activités psychosociothérapiques dont l'objectif est d'offrir des techniques et un environnement adaptés à l'état psychique du patient afin qu'il puisse progressivement retrouver ses compétences et se réadapter à une vie sociale et professionnelle ;

- Des psychothérapies qui ont pour but d'atténuer les conflits internes, de favoriser un retour sur soi-même dans le but de mieux comprendre ses difficultés psychiques et le retentissement sur son humeur ; sans oublier ses propres ressources, ses initiatives et tout ce que le patient peut mobiliser par et pour lui-même.

Témoignage provenant du site www.psychologies.com :

Dans l’enfer de la bipolarité.

Misssand, 36 an.

Ma vie est un enfer que je fais vivre à tout mon entourage. Je n’ai jamais été diagnostiquée mais je présente tous les symptômes relatifs à la bipolarité. Les médecins et psychologues semblent sous-estimer mon état.

Pourtant, mes journées sont rythmées par une alternance incessante de mon humeur entre euphorie et anéantissement total. Il m’arrive de changer de comportement jusqu’à huit fois dans une même journée. Durant les moments de dépression, plus rien ni personne n’existe ; je ne veux voir personne, je suis odieuse et coupée du monde, les pensées pleine d’idées noires et violentes. A l’intérieur de moi, je livre une vraie bataille, pleurant, hurlant, allant parfois jusqu’à m’automutiler pour ne pas faire de mal autour de moi.

Les moments d’euphorie, quant à eux, sont exactement l’inverse. Je peux déménager la maison, les meubles, faire le ménage en un temps record, avoir mille idées à la minute et entraîner toute ma famille dans mes élans. Je chante, je suis heureuse et sûre que tout va bien… jusqu’à ce que tout redescende.

Je suis épuisée et ne pense pas avoir la force d’affronter ces changements encore longtemps. Mes enfants sont perdus et n’y comprennent rien. Aucun psy n’a pu réellement m’aider. Je prend un stabilisateur d’humeur qui a des effets secondaires. J’ai énormément de mal à me sortir de cette spirale infernale.

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J'ai peur du noir

Article provenant du site www.psychologies.com :

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Quand le soir tombe, certains sont envahis par une angoisse inexorable, peuplée de fantômes effrayants. Qu'est-ce qui la motive ? Comment y faire face ?

En pleine nuit, il se réveille, traverse l'appartement. Pas de lumière, il faut faire vite : « Je crains de voir des yeux brillants dans la nuit ou des ombres sur les murs. Je me force à ne pas y penser, mais j'ai peur. » Pourtant, Christian est un grand garçon, il a 53 ans. Enfant, il pouvait appeler au secours, on le rassurait. Aujourd'hui, il n'en parle plus à personne : l'angoisse est restée, et la honte s'y est ajoutée. « Contrairement à la peur, qui avertit d'un danger réel, la phobie se développe sans raison apparente et provoque l'incompréhension de l'entourage », note la psychologue Béatrice Copper-Royer. Du coup, ceux qui en souffrent restent enfermés dans leur angoisse jusqu'au lever du jour. Le ventre noué, ils n'ont d'autre solution que de multiplier les stratégies pour éviter toute situation anxiogène : laisser les lumières allumées, regarder dix fois de suite sous leur lit, refuser de sortir seuls le soir... « Or, l'évitement ne fait que renforcer la peur, souligne le psychothérapeute Luis Véra. Les rituels mis en place pour se protéger finissent par devenir obsessionnels et empêchent de vivre normalement. »

Une absence de repères

Mais de quoi ont-ils peur ? D'un agresseur au coin d'une rue, d'un monstre derrière le rideau... « Plus que tout, ils craignent d'être surpris, poursuit Luis Véra, de se retrouver démunis face à un danger imprévu et de perdre la tête. Et si, tout à coup, les monstres existaient réellement ? Et si l'irrationnel faisait irruption dans le réel, bouleversant ses règles et ses lois ? C'est cette perte de contrôle qui suscite l'angoisse. » Aussi, ces phobiques anticipent-ils le danger, croyant pouvoir y échapper. Ils sont vigilants à l'extrême car l'obscurité les prive de tout repère. « Ils se retrouvent face à eux-mêmes, explique le psychanalyste Paul Denis. Les conflits internes prennent alors toute la place. Le monstre ou l'agresseur symbolisent ces démons intérieurs. Qui viennent en outre combler un vide angoissant : avec eux, on n'est plus seul..

Un grand vide intérieur

« Pour l'enfant, la nuit est une rupture dans la relation avec sa mère, affirme Paul Denis. Pour retrouver celle-ci, il utilise ses ressources psychiques : il pense à elle et, même s'il ne la voit pas, il sait qu'elle est toujours là. » Il peut s'endormir tranquille, elle lui tient la main... Sauf quand le lien mère-enfant est trop distendu ou trop fusionnel : ces séparations sont alors source de profonde angoisse. « Une mère fragilisée ne peut pas communiquer à son enfant la sécurité intérieure suffisante pour lui permettre d'affronter la nuit et la solitude, remarque Béatrice Copper-Royer. Dans l'esprit de ce dernier, quand tout disparaît de son champ de vision, tout meurt. » L'angoisse de la mort, séparation ultime, se trouve donc au cœur de cette peur du noir.

Chez certaines personnes, les terreurs nocturnes de l'enfance ne se sont jamais véritablement apaisées. « N'ayant pas reçu les armes nécessaires, l'adulte ne sait pas comment calmer son anxiété, constate Paul Denis. Il n'est, en fait, pas devenu une personne rassurante pour lui-même. » Chez d'autres, ces terreurs vont être brutalement réactivées par un accident de la vie – difficultés professionnelles, séparation, deuil. « Démuni, seul dans le noir, c'est alors l'enfant en eux qui appelle sa mère », conclut Béatrice Copper-Royer.

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La dépression comme processus d'adaptation : implications pour la psychothérapie

Article provenant du site www.psychomedia.qc.ca :

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La dépression ne devrait pas être considérée comme un trouble mais comme un processus d'adaptation, selon une analyse publiée dans la revue Psychological Review. Cette perspective remet en question des approches courantes de traitement de la dépression en psychothérapie.

Un argument en faveur de cette conception vient des recherches sur le récepteur 5HT1A de la sérotonine, expliquent les auteurs, Paul W. Andrews et J. Anderson Thomson Jr de l'Université de Virginie. La sérotonine est un neurotransmetteur grandement impliqué dans la dépression et est la cible la plupart des antidépresseurs.

Les rongeurs qui ont un faible niveau de 5HT1A présentent moins de symptômes dépressifs en réponse au stress, ce qui suggère que ce récepteur est impliqué dans le développement de la dépression. (Les compagnies pharmaceutiques sont en train de concevoir une prochaine génération d'antidépresseurs qui ciblent ce récepteur).

Les personnes en dépression pensent souvent intensément à leurs problèmes. Ces pensées sont appelées ruminations; elles sont persistantes et les personnes déprimées ont de la difficulté à penser à autre chose. Plusieurs études ont montré que ce style de pensée est souvent très analytique, séparant un problème complexe en éléments plus petits qui sont considérés un à la fois.

L'analyse des problèmes, argumentent les auteurs, nécessite beaucoup de pensée ininterrompue et la dépression coordonne plusieurs changements dans l'organisme pour aider la personne à analyser ses problèmes sans être distraite. Des études de la dépression chez des rongeurs montrent que le récepteur 5HT1A fournit, aux cellules nerveuses du cortex préfrontal ventrolatéral, le carburant nécessaire pour leur activation.

Le sens de plusieurs autres symptômes de la dépression peut être interprété à la lumière de l'idée que l'analyse des problèmes doit être ininterrompue. Le désir d'isolement social, par exemple, aide la personne à éviter des situations qui nécessitent une réflexion à propos d'autres choses. De même, l'incapacité de tirer plaisir de la sexualité ou d'autres activités empêche de se livrer à des activités qui pourraient distraire du problème. Même la perte d'appétit, souvent présente, peut être considérée comme favorisant l'analyse parce que la mastication et les activités liées à l'alimentation interfèrent avec la capacité du cerveau de traiter l'information.

Mais y a-t-il des indications que la dépression est utile pour analyser des problèmes complexes?

D'abord, argumentent les auteurs, si les ruminations dépressives étaient néfastes, comme la plupart des cliniciens et des chercheurs l'assument, les épisodes de dépression devraient être plus longs à résoudre lorsque les gens reçoivent des interventions qui encouragent la rumination, telles que celles qui leur demandent d'écrire sur leurs pensées et sentiments. Mais le contraire semble vrai. Plusieurs études ont montré que l'expression écrite favorisait une résolution plus rapide de la dépression en facilitant une meilleure compréhension des problèmes.

Par ailleurs, diverses études ont montré que, dans des états d'humeur dépressive, les gens sont meilleurs pour résoudre des dilemmes sociaux. Il s'agit précisément, disent les auteurs, du type de problèmes assez important pour nécessiter l'analyse et pour justifier l'évolution d'une émotion aussi coûteuse. Par exemple, une femme avec de jeunes enfants qui découvre que son mari est infidèle devrait-elle l'ignorer ou forcer celui-ci à choisir entre elle et l'autre femme, au risque d'être abandonné(e) ? Des expériences de laboratoire indiquent que les personnes déprimées sont meilleures pour résoudre des dilemmes sociaux par une meilleure analyse des coûts et des bénéfices des différentes options.

La dépression, considèrent les auteurs, est une façon de la nature d'indiquer un problème social complexe à résoudre. Les thérapies devraient encourager les ruminations dépressives plutôt que d'essayer de les empêcher et devraient viser à aider la résolution des problèmes à la source des épisodes de dépression. (Il y a plusieurs thérapies efficaces qui visent précisément cela, indiquent-ils). Il est aussi essentiel, dans les cas où il y a une résistance à discuter des ruminations, que le thérapeute essaie d'identifier et de démanteler ces barrières, ajoutent-ils.

La dépression semble moins un trouble dans lequel le cerveau déraille, résument-ils, qu'un mécanisme complexe et très organisé qui remplit une fonction spécifique.

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Le concept de schizophrénie devrait être aboli selon certains experts

Article provenant du site www.psychomedia.qc.ca :

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Des experts ont exprimé, à la veille de la journée mondiale de la santé mentale, l'opinion que le terme schizophrénie devrait être aboli.

Ils argumentent que:

- la catégorie regroupe plusieurs problèmes et symptômes différents, ce qui laisse faussement entendre que ces différents problèmes ont comme cause commune une même maladie du cerveau ;

- la catégorie encourage à tort l'usage presque exclusif des médicaments antipsychotiques plutôt que l'intervention psychologique ;

- la catégorie stigmatise les gens comme étant potentiellement violents, dangereux et non traitables.

Plusieurs experts croient plutôt que le terme ne devrait pas être abandonné avant d'avoir trouver d'autres moyens de classer les patients ayant des symptômes psychotiques.

Richard Bentall, professeur de psychologie clinique expérimentale de l'université de Manchester explique : "Nous ne doutons pas qu'il y ait des gens qui ont des expériences perturbantes telles qu'entendre des voix ou avoir des peurs paranoïaques."

"Mais le concept de schizophrénie n'a pas de signification scientifique. Il regroupe une large variété de problèmes sous un même nom, ce qui laisse croire que ces problèmes seraient tous des manifestions d'une même maladie du cerveau."

"L'étiquette peut influencer l'orientation du traitement et a encouragé les interventions biomédicale drastiques comme traitements de première ligne. Bien que les médicaments soient utiles pour certains patients, trop souvent ils sont donnés en doses très élevées et ont des effets secondaires dangereux" (telles que la prise de poids et l'augmentation du risque de diabète).
Globalement, dit-il, je trouve que le concept n'a pas de sens scientifiquement, est cliniquement inutile et, ultimement, a été dommageables pour des patients. Mais les experts n'ont pas encore de consensus sur ce qui devrait remplacer le concept de schizophrénie. Au Japon, le terme a été remplacé par "trouble intégré en 2004.

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Schizophrénie : remise en question de la médication hâtive

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Selon une revue des recherches publiées sur le sujet, il n'y aurait pas de preuves que s'abstenir de traiter par médicament les premiers épisodes de schizophrénie soit dommageable à long terme. Ce qui jette le doute sur la pratique actuelle, recommandée par l'American Psychiatric Association, de traiter immédiatement, souvent avant que le diagnostic devienne évident, avec des anti-psychotiques pour au moins un an.

Selon l'auteur, ces résultats sont importants car ces anti-psychotiques peuvent avoir de sérieux effets secondaires chez près de la moitié des patients, tels que la prise de poids importante, l'agitation, les mouvements involontaires et l'apparition du diabète à l'âge adulte.

Ces résultats controversés ouvrent la voie pour des recherches visant à identifier les nombreux patients qui n'ont pas besoin de la médication pour que leur état s'améliore. Dans les 25 dernières années, selon l'auteur, il y a eu peu d'efforts pour identifier les 25% à 40% de ceux qui peuvent se rétablir à l'aide de traitement psychosocial et ceux qui ne peuvent être aidés par les médications actuelles. La recommandation actuelle de traiter avec des antipsychotiques immédiatement à la première apparition d'un épisode de schizophrénie empêche cette recherche.

La recherche a été réalisée par une équipe de l'Université of Southern California. Six recherches, publiées depuis 1950 ont été analysées.

Source: www.usc.edu

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Le concept d'auto-efficacité

Article provenant du site www.psychomedia.qc.ca :

Le sentiment d'efficacité personnelle (1) est un concept, développé par le psychologue Albert Bandura, qui désigne les croyances d'une personne sur sa capacité d'agir de façon à atteindre certains buts. Cet aspect de la confiance en soi est une base importante de la motivation à agir et de la persévérance vers des buts car le niveau d'effort investi est en fonction des résultats attendus.

Une personne qui a un sentiment d'auto-efficacité élevé aura tendance, par exemple, à s'engager dans des activités pour améliorer sa santé si une maladie survient car elle se croira capable d'obtenir des résultats, tandis qu'une personne ayant un faible sentiment d'auto-efficacité aura davantage tendance à se sentir démunie et impuissante.
Le sentiment d'auto-efficacité se développe à partir de :

- L'expérience : Les expériences personnelles, de réussites ou d'échecs, sont les plus influentes sur le sentiment d'auto-efficacité. Le succès augmente le sentiment d'être capable et d'être efficace, l'échec le diminue.

- L'observation d'autrui (2) : Voir quelqu'un d'autre réussir à atteindre un but augmente le sentiment d'une personne qu'elle peut réussir elle aussi.

- La persuasion sociale : Il s'agit des encouragements ou découragements. Il est généralement plus facile de diminuer le sentiment d'auto-efficacité de quelqu'un que de l'améliorer.

- Les facteurs physiologiques et émotifs : Les gens se fient aussi en partie à leurs états émotifs et physiologiques pour juger de leur capacité. Ils interprètent leurs réactions de stress et de tension comme un signe de vulnérabilité. L'humeur affecte également les jugements sur l'efficacité personnelle.

Lorsque le sentiment d'auto-efficacité est significativement plus élevé que la capacité réelle, c'est-à-dire lorsque la personne surestime sa capacité, cela peut être dommageable. Si au contraire le sentiment d'auto-efficacité est plus bas que la capacité réelle, la personne peut difficilement se développer et améliorer ses compétences. Les recherches montrent que le niveau optimal de sentiment d'auto-efficacité est un peu au-dessus des capacités réelles, ce qui encourage la personne à s'attaquer à des tâches difficiles et à acquérir de l'expérience. Règle générale, un sentiment élevé d'auto-efficacité amène à faire plus d'efforts et à persévérer davantage. Mais un sentiment plus faible peut aussi amener à se préparer en apprenant davantage pour améliorer ses capacités et un sentiment élevé peut amener à ne pas se préparer suffisamment. Les recherches montrent toutefois que les gens ayant un plus grand sentiment d'efficacité ont tendance à mieux regarder la situation dans son ensemble afin de choisir les meilleurs moyens de réussir.

(1) Aussi appelée auto-efficacité ou "connaissance de ses propres capacités". Traduction de "self-efficacy". Ce concept est central dans la "théorie sociale cognitive" de Bandura.
(2) Bandura appelle ce processus "apprentissage vicariant" ou modelage.

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La dysthymie

Article provenant du site www.tendance-sante.fr :

Forme de dépression latente, à bas bruit, la dysthymie est autant une pathologie qu’un mal de vivre.

Qu’est-ce que la dysthymie ?

La dysthymie est une dépression chronique dont les symptômes sont atténués, mais ne sont pas faciles à vivre pour autant. Longtemps considérée comme trouble de l’humeur, la dysthymie est classée comme une pathologie à part entière depuis les années 1980.

Les critères de diagnostic.

Selon les critères du manuel de classification des psychiatres américains (DSM-IV), le diagnostic de dysthymie peut être posé lorsque la tristesse et la souffrance morale sont constantes, toute la journée, plus d’un jour sur deux pendant au moins deux ans (sans répit de plus de deux mois).
Avec en association au moins deux des symptômes suivants : trouble de comportement alimentaire (anorexie ou boulimie) ; manque d’énergie (asthénie) ; sentiment de dévalorisation ; difficultés à prendre des décisions, à se concentrer, à penser clairement.

Qui est concerné par la dysthymie ?

La dysthymie touche plutôt les femmes que les hommes. Les plus jeunes peuvent aussi être affectés. Chez les enfants et les adolescents, ce trouble émotionnel s’exprimera notamment par une humeur irritable, et les symptômes doivent être constatés sur au moins un an.
Comme pour la dépression, les prédispositions génétiques, un dysfonctionnement neuronal (des déséquilibres dans les neurotransmetteurs), un stress chronique… forment un ensemble de causes possibles. La dysthymie peut être aussi une sorte de "porte de sortie" pour des dépressions mal ou peu soignées qui finissent par s’exprimer à bas bruit.
Les personnes ayant des antécédents dépressifs sont donc particulièrement concernées. Il n’est pas rare non plus que des épisodes dépressifs majeurs viennent se superposer à un état dysthymique, il s’agit alors d’une "dépression double".

Comment soigner la dysthymie ?

Encore moins bien diagnostiquées que les dépressions, les dysthymies sont souvent prises pour un trait de caractère de l’individu. Ce dernier est d’ailleurs le premier à partager cette erreur puisqu’il porte souvent sur lui-même un jugement négatif, se définit comme quelqu’un de pas très gai, plutôt mélancolique.

Plusieurs traitements associés.

Pourtant la dysthymie se soigne, et le fait que des individus "tristes" retrouvent joie de vivre et tonus en quelques semaines de traitement, en est la meilleure preuve. La prise en charge associe des traitements anxiolytiques (pour une durée courte), des antidépresseurs (qui peuvent être prescrits de manière plus prolongée) et des mesures psychothérapiques, indispensables pour ne pas rester sous antidépresseur ad vitam aeternam.

Dysthymie et autres pathologies.

La dysthymie peut être consécutive à d’autres maladies, notamment des troubles chroniquement douloureux qui finissent par provoquer un accablement dépressif.
Chez la personne âgée, certaines dépressions aux symptômes atténués, liées par exemple à la solitude, relèvent de la dysthymie. Il semble d’ailleurs que la dysthymie s’intensifie doucement avec le temps et qu’elle n’augmente pas au coup par coup à cause d’événements précis. C’est pourquoi elle est présente de façon préférentielle au troisième âge.
La dysthymie est enfin liée aux manifestations anxieuses. On la retrouve aussi dans les différentes manifestations de la maladie bipolaire.

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27 octobre 2009

Quand notre propre système immunitaire vient en aide aux cellules cancéreuses

Article provenant du site www.vulgariz.com :

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Dans les tous premiers jours du développement d’un cancer, notre système immunitaire reconnaît les cellules cancéreuses non pas comme des cellules anormales à éliminer mais comme des cellules de notre organisme à protéger. Ce sont les conclusions des recherches menées chez la souris par une équipe française (1) (Paris, France). Ces travaux sont publiés dans la revue spécialisée Journal of Clinical Investigation du 3 août 2009 (référence ci-dessous).

Immunosurveillance » du cancer

Les scientifiques postulent depuis le début du XXème siècle qu’il existerait une « immunosurveillance » du cancer par laquelle notre système immunitaire reconnaîtrait comme anormales les cellules cancéreuses (2) dès qu’elles seraient produites par notre organisme puis les élimineraient. Ce ne serait que lorsque ces cellules échapperaient à la réponse immunitaire qu’un cancer se développerait. Or, l’équipe menée par David Klatzmann, professeur à l’UPMC, vient de révéler que ce concept est inexact : il existe effectivement une
»immunosurveillance » des cancers qui, au contraire, protège les cellules tumorales au moment de leur apparition comme sont protégées n’importe quelles autres cellules normales de l’organisme.

Lorsqu’une réponse immunitaire est activée par l’organisme, deux types de lymphocytes (cellules spécialisées du système immunitaire) sont notamment mis en jeu : les lymphocytes T régulateurs et les lymphocytes T effecteurs. Les premiers reconnaissent les constituants issus de notre propre organisme et protègent nos tissus d’une attaque par le système immunitaire. A l’inverse, les lymphocytes T effecteurs reconnaissent spécifiquement des constituants étrangers et ont pour fonction de les détruire.

Premiers jours de l’apparition des cellules tumorales

La plupart des études portant sur les interactions entre les cellules cancéreuses et le système immunitaire sont réalisées à des stades déjà avancés du développement du cancer, lorsque la masse cancéreuse est déjà organisée et détectable. Les chercheurs se sont intéressés à ces interactions mais dans les tous premiers jours de l’apparition des cellules tumorales. Ils ont montré chez des modèles animaux que l’apparition des toutes premières cellules cancéreuses déclenche immédiatement une réponse des lymphocytes T régulateurs. Ces cellules migrent rapidement vers la tumeur (3). Elles reconnaissent sur les cellules cancéreuses des molécules qui sont par ailleurs exprimées par les tissus normaux de l’organisme. Ces lymphocytes T régulateurs bloquent alors l’action des lymphocytes T effecteurs, les empêchant ainsi d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. Activés en permanence pour protéger nos tissus sains, les lymphocytes T régulateurs sont mobilisés bien plus rapidement et fortement que ne le sont les lymphocytes T effecteurs qui sont eux au repos avant que la tumeur n’apparaisse. Les chercheurs ont également montré qu’en l’absence de lymphocytes T régulateurs lors de cette première rencontre entre système immunitaire et cellules tumorales, les réponses effectrices du système immunitaire se mettent en place et permettent d’éradiquer la tumeur.

Les lymphocytes T régulateurs reconnaissent donc la tumeur les premiers et facilitent son développement en empêchant son élimination par les lymphocytes T effecteurs. Cela indique que le contrôle des lymphocytes T régulateurs devrait être une composante essentielle dans le développement de futures thérapies contre le cancer. Cette découverte ouvre par ailleurs d’autres perspectives thérapeutiques, telles que les vaccinations préventives anti-tumorales.

Notes :

(1) Ce résultat a été obtenu par l’équipe du professeur David Klatzmann du laboratoire « Immunologie – Immunopathologies – Immunothérapies » (UPMC / CNRS / Inserm).

(2) Une cellule cancéreuse (ou tumorale) est une cellule normale de l’organisme ayant subi des transformations telles qu’une prolifération incontrôlée, un envahissement des tissus adjacents, une colonisation d’organes à distance, une instabilité génétique…

(3) Le terme tumeur désigne, de manière générique, une prolifération anormale de cellules. Maligne, elle prend le nom de cancer.

Référence :

Article : Tumor emergence is sensed by self-specific CD44hi memory Tregs that create a dominant tolerogenic environment for tumors in mice
Auteurs : Guillaume Darrasse-Jeze, Anne-Sophie Bergot, Aurelie Durgeau, Fabienne Billiard, Benoit L. Salomon, Jose L. Cohen, Bertrand Bellier, Katrina Podsypanina et David Klatzmann
Journal de publication : Journal of Clinical Investigation
Doi:10.1172/JCI36628

Source : CNRS

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18 octobre 2009

Comment surmonter sa timidité ?

Article provenant du site Tendance Santé :

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Il faut savoir réagir quand la timidité devient un handicap. Quelques pistes pour vous aider à mieux comprendre ce sentiment de crainte, et à le combattre.

Qu'est-ce que la timidité ?

La timidité est un sentiment de crainte : crainte de se dévoiler à autrui, et donc crainte d’entrer en relation. Cette appréhension que tout le monde ressent dans certaines circonstances (face à un personnage important à nos yeux, au moment d’exprimer des sentiments qui comptent) s’impose au timide en toutes circonstances même les plus simples.
La timidité provoque, selon les cas, rougeurs et bégaiements, incapacité à penser clairement ou, à l’inverse, une rigidité et une apparence froide qui sera mal interprétée. Certains timides réagissent aussi par une agressivité excessive.

Une émotion pénible.

Sans aller jusqu’à la phobie sociale (qui est une pathologie), la timidité est une émotion pénible pour celui qui la ressent. Elle peut provoquer des stratégies d’éviction sociale (incapacité à se présenter à un entretien, à un rendez-vous amoureux..) ou des difficultés à communiquer (présenter un oral, se justifier quand on est mis en cause par autrui…) qui finissent par gâcher la vie de la personne timide.

Pourquoi est-on timide ?

Un déficit d’estime de soi.

La timidité prend racine dans un déficit d’estime de soi qui s’est creusé lors de l’enfance et l’adolescence. La timidité peut ainsi cacher une peur du ridicule, ce qui correspond à une crainte excessive du jugement des autres, à la conviction que l’on ne peut pas faire face à la situation quelle qu’elle soit.
Certaines familles basent aussi leur éducation sur des valeurs qui favorisent le manque de confiance en soi : valorisation de la modestie, critique de tout comportement extraverti, surprotection de l’enfant qui n’a jamais pu prendre confiance en lui…

Des exigences excessives envers soi.

La timidité se nourrit aussi d’une mauvaise image de son propre physique que l’on trouve laid ou à tout le moins quelconque. Il se fonde alors sur des exigences excessives envers soi qui amènent l’individu timide à ne jamais se trouver à la hauteur de ses propres exigences, et donc de celles qu’il prête à autrui.

Le souvenir d’un événement cuisant.

Il est parfois possible de retrouver aux racines de la timidité le souvenir d’un événement cuisant : un enseignant qui s’est montré humiliant, un groupe d’amis qui vous prenait systémiquement pour cible de blagues de plus ou moins mauvais goût, un(e) ex qui vous a quitté avec cruauté…

Lutter contre la timidité.

Essayez de comprendre les origines de votre timidité.

Si votre timidité remonte à une mauvaise expérience, regardez-la à distance et tentez de la relativiser. Vous verrez qu’aucun échec, même cuisant, ne justifie que vous ayez peur de tout le monde. Si votre mésestime de vous vient plutôt de votre éducation, remettez en question les valeurs que l’on vous a transmises, questionnez-les et sans forcément les rejeter en bloc, demandez-vous par exemple si vous ne confondez pas modestie avec effacement…

N’ayez pas peur des échecs.

Personne ne réussit partout, mais ceux qui réussissent (à communiquer, à agir) ont d’abord essayé. Si vous essayez, vous aurez aussi des réussites. Lancez-vous de petits défis dans un premier temps. Envisagez de vous inscrire dans un club de théâtre (pour réussir à vous exprimer à travers un personnage).

Engagez une TTC.

Si votre timidité est vraiment handicapante, engagez une TCC (thérapie cognitive et comportementale).

Aider son enfant timide.

Les signes de timidité peuvent apparaître très tôt, chez le petit de 18 mois à deux ans. L’enfant ne veut pas dire "bonjour" à des inconnus, s’isole à la crèche. À cet âge, ces premiers signes sont surtout liés à la crainte naturelle de l’abandon. Tout ce qui peut être fait pour rassurer l’enfant sur l’affection de ses parents, l’aider à s’adapter peu à peu, bref à renforcer sa sécurité intérieure, doit être mis en œuvre. En revanche, il ne faut pas forcer ou brusquer un enfant timide, mieux vaut se montrer patient et l’inciter progressivement à prendre confiance en lui.
Cette attitude vaut aussi pour l’enfant plus grand (au-delà de 5 ans), mais on insistera encore plus sur tout ce qui le valorise, sur ce qui lui permet de prendre confiance en lui et en ses capacités.
Enfin, quand un enfant ou un adolescent se montre très brusquement timide et fuyant, l’entourage doit s’interroger sur les événements qui ont pu le déstabiliser (à l’école, dans le groupe d’amis) et l’aider à verbaliser son malaise (avec une aide psychologique au besoin) pour qu’il réussisse à le dépasser.

Christine Baudry

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Cancer : notre mode de vie est-il en cause ?

Article provenant du site Tendance Santé :

Il y a les centenaires d'Okinawa, mais aussi ceux d'Équateur ou du nord du Pakistan. Pourquoi certains peuples sont-ils épargnés par le cancer, alors que cette maladie est la première cause de mortalité en France ? Notre mode de vie joue-t-il un rôle ? Quelques pistes de réflexion.

Une répartition géographique inégale des cancers.

Le cancer touche chaque année dix millions de personnes dans le monde, mais avec des différences significatives d'un continent à un autre. Alors que l'Europe, l'Amérique du Nord ou l'Australie affichent les taux les plus importants, certaines régions du globe, souvent des pays moins développés, se caractérisent par des chiffres plus réduits.*

Trois peuples en particulier défient les statistiques : les habitants de l'île japonaise d'Okinawa, ceux de Vilcabamba en Équateur et les Hounzas au nord du Pakistan. Préservées des cancers, ces populations suscitent bien évidemment de nombreuses études. Elles sont sous les projecteurs d’ethnomédecins depuis les années 1970 (Davies, 1975 ; Halsell, 1976 ; Leaf, 1973 ; Leaf, 1975).

Un livre, "Le secret des peuples sans cancer (éd. Dauphin), du Dr Jean-Pierre Willem, est sorti récemment. Édité pour la troisième fois, c’est devenu un succès éditorial. Ses observations sont d’autant plus intrigantes qu’en France, comme dans de nombreux pays industrialisés, le nombre de cancers augmente.

Un mode de vie très différent du nôtre.

Imaginez un homme ou une femme vivant à 2 000 mètres d’altitude, dans une profonde vallée de l’Himalaya. Il ou elle vit essentiellement d’agriculture et d’élevage. Les conditions de vie sont hostiles. La région est dépourvue de forêt, le sol est pauvre, les feuillages sont rares, l’eau également : elle provient des glaciers grâce aux aqueducs que les villageois ont construits.

Il ou elle travaille dur. Son régime alimentaire se compose essentiellement de céréales (millet, sarrasin, orge et froment), de fruits (abricots, raisin, pommes, mûres blanches), et accessoirement de légumes. Les mêmes que nous mais en quantité restreinte. La viande est maigre, les produits laitiers peu abondants. La vie est rurale, l’activité physique est importante, et l’alimentation économe et frugale. Ainsi vivent les Hounzas du nord du Pakistan.

Une communauté rurale et solidaire.

Que partagent-ils dans leur mode de vie avec les habitants d'Okinawa ou d'Équateur ? "La pratique d’activités physiques, l’habitude de ne s’alimenter qu’à 80 % de leurs besoins et le soutien social grâce à un environnement plus solidaire", répond le Dr Jean-Pierre Willem, auteur du livre "Le secret des peuples sans cancer" (éd. Dauphin). Ces trois peuples vivent en paix, sont plus heureux et ne sont pas soumis à des stress émotionnels (Vlahchev T et al., Asklepii, 2002 ; Matsubayashi K et al., Nippon Ronen Igakkai Zasshi, 1992).

Une alimentation frugale et économique

Tous ces peuples "sans cancer" mangent frugalement. Le repas est pauvre en sucres, en graisses et en viandes. À Okinawa, les graisses sont écrémées lors de la cuisson. Cette réduction alimentaire et calorique, imposée par les ressources, est centrale. "Leur alimentation est économique et mesurée", explique le Dr Jean-Pierre Willem.

Il ne s’agit ni de végétarisme ni de jeûne où l’on ne mange rien, mais il convient de ne pas toujours manger à sa faim afin de puiser dans son organisme les glucides et les lipides de réserve.

Plus d'acidité.

"Cette restriction transitoire entraîne une situation dite d’acidose – les milieux cellulaires sont légèrement acides et moins propices à l’oxydation – défavorable au développement du cancer", explique le Dr Willem. Cette théorie est étayée par les études bio-électroniques de Louis-Claude Vincent, ingénieur dans les années 1950. Le problème est que ces travaux ne sont pas soutenus par le corps médical.

Des données encore incertaines ou contradictoires.

Les "secrets" de ces peuples sans cancer sont parfois incertains ou contradictoires. Les données sur la consommation de tabac et d’alcool sont très fragmentaires, alors que ce sont deux facteurs de risques avérés de cancers.

En réalité, beaucoup de données reposent sur des observations. "Une pensée épidémiologique simplifiée, selon l’historien canadien Harvey Levenstein, qui n’a pas grand-chose à voir avec la science et dont le mythe se fonde sur une pensée anti-médecine occidentale : la médecine et la nutrition officielles sont dans l’erreur." (Le Mangeur Ocha, 1994). Car ces peuples ne sont pas exempts de maladies : malaria, dysenterie, goitres sont décrits. Certes, il ne s’agit pas de cancers.

Un manque de statistiques.

Mais d’autres critiques s’élèvent : "Les éventuels cancers de ces peuples sont-ils seulement dépistés ?", s’interroge Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif. Comment, dans ces conditions, conclure que ces peuples n’ont pas de cancer ? Et pourquoi sont-ils si peu représentés géographiquement ? N’ont-ils pas moins de cancers parce qu’ils meurent jeunes ? Non, même si l’âge est quelquefois exagéré, les individus vivent vieux. Cependant, le nombre de centenaires est sûrement surestimé (Journal of Gerontology, 1979).

Quoi qu’il en soit, la prévalence des cancers reste plus faible qu’en France. Les pistes dégagées préviennent-elles le cancer ? "Les faits m’impressionnent, mais c’est vrai, je manque de statistiques", reconnaît le Dr Jean-Pierre Willem.

* Source : Centre international de recherche contre le cancer, CIRC.

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Docteur, vais-je m'en sortir ?

Article provenant du site Tendance Santé :

Est-ce que je vais mourir ? Cette peur légitime est abordée directement par les patients au moment du diagnostic.

Cancer, un mot qui fait peur.

« Quand le médecin m’a annoncé que j’étais atteinte d’un cancer, je me suis littéralement liquéfiée, raconte Chantal. C’est à ce moment-là qu’a surgi avec violence la question de la mort. »

Chemins détournés.

« Parfois, certains préfèrent employer des chemins détournés par le biais de questions : “Est-ce que je vais avoir le temps de…” » , explique Nicole Alby, psychologue. Pendant le traitement s’engage ensuite un combat durant lequel cette question devient latente. C’est ce qu’explique Paul en traitement : « Je sais que cette peur est rangée dans un tiroir que je ne dois pas ouvrir ! Pour l’instant, je me bats. » Mais cette peur de mourir peut réapparaître à l’occasion d’une rechute ou même dans la phase de guérison quand l’épée de Damoclès est trop lourde à porter.

Peur d’une mort imminente.

Apprendre qu’on a un cancer est difficile à assumer, tant cette nouvelle a longtemps été considérée comme celle d’une mort imminente. Aujourd’hui, les traitements ont beaucoup progressé, et les taux de survie redonnent confiance aux personnes atteintes. Les chiffres montrent que les rémissions et la guérison sont possibles.
Mais avec le diagnostic, c’est l’illusion de son immortalité que l’on perd. « Sentir que l’on est vulnérable est aussi difficile à gérer que la peur de la mort. On perd prise sur soi, sur son destin », dit Nicole Alby.

Mettre à distance.

Déni, intellectualisation, fatalisme, colère, dépression… autant d’attitudes qui peuvent être adoptées par les patients, parfois successivement, par une même personne, au cours d’une même journée. « Chacun puise dans ses ressources personnelles pour ne pas se laisser totalement envahir », ajoute Chantal.

Nommer sa maladie.

Un écoutant psychologue de Cancer Info Service confirme : « Il n’y a pas de recettes magiques, les solutions doivent être envisagées individuellement. Mais, il serait utopique, et même absurde, de penser que l’angoisse peut être supprimée. Il faut l’apprivoiser. » Nommer sa maladie pour mieux l’aborder est une étape importante.
« Aider à mettre en mots permet d’être moins dans l’affect, de mettre à distance. Toutefois, on observe chez certaines personnes une volonté de ne pas aborder cette question. Je respecte cette attitude qui n’est pas forcément négative si elle permet d’affronter le quotidien », ajoute le psychologue.

Exprimer ses sentiments.

Il faut se donner le droit d’avoir peur et de le dire. Le mode d’expression varie selon la personnalité, mais aussi selon l’histoire familiale.

Trouver une raison.

Certains recherchent à trouver une raison à la maladie : “Parce que j’étais trop stressé au travail”, “Parce que je n’ai jamais supporté la mort de ma mère”, “Parce que je n’ai jamais été heureux en couple”…
De nombreux psychologues respectent cette attitude. L’explication, même la moins fondée, peut être comprise si elle aide à supporter l’épreuve.

La famille, les amis et le psychologue.

« Il est important de ne pas céder à une panique anxieuse, insiste Nicole Alby. La famille et ses proches ont alors un rôle capital à jouer en faisant sentir au malade qu’il n’est pas seul. »

Angoisses insurmontables.

En revanche, quand l’anxiété devient trop grande ou que l’on se sent trop isolé, se tourner vers un psychologue peut apporter un accompagnement utile. Quelquefois, une seule séance suffit. Angoisses insurmontables ou passé qui resurgit à l’heure des bilans sont des aspects sur lesquels le psychologue peut intervenir avec intérêt. Il est mieux armé dans certaines situations très nouées.

Il n’y a pas de formule magique.

Pour Nicole Alby, « la peur de la mort, c’est souvent la peur d’être abandonné ». Il n’y a pas de formule magique. « Pour ma part, j’ai trouvé de l’apaisement en me tournant vers la spiritualité. A chacun de trouver ses cannes pour s’appuyer », conclut Chantal. Aujourd’hui, elle témoigne avec l’épreuve de la maladie derrière elle. Un message d’espoir...

Catherine Jarrige.

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12 octobre 2009

4ème rencontre parlementaire sur le cancer

4ème rencontre parlementaire sur le cancer

Thème : La famille "face au cancer : avant, pendant, après"

Mercredi 14 octobre à la maison de la chimie à Paris.

Lien vers le programme de la journée en PDF ici.

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07 octobre 2009

Novartis propose deux sites Internet destinés à aider l'entourage des personnes malades

Aujourd’hui, l’entourage des personnes malades ou dépendantes est de plus en plus présent dans le processus de soin du patient, et 96% des professionnels de santé les reconnaissent comme de réels partenaires de soin (Etudes Ipsos/BVA « Regards croisés sur les proches de personnes malades ou dépendantes » Juillet 2009).

Face à cette nouvelle situation, les aidants ont un besoin permanent et croissant… d’être aidés ! C’est la raison d’être des deux sites, développés par Novartis, www.prochedemalade.com conçu pour aider les proches et proximologie.com destiné aux professionnels de santé.

image001Conçu pour faciliter la vie quotidienne des proches de personnes malades ou dépendantes, le site www.prochedemalade.com offre de nombreux services pour la plupart inédits sur le net et tous totalement gratuits :

- Une télévision en ligne Proxi TV.

- Une maison virtuelle pour identifier et éviter les risques domestiques liés aux différentes pathologies.

- Des conseils nutritionnels et des menus adaptés.

- Un programme d'e-coaching pour les proches.

- Le blog des associations ou encore un journal de bord téléchargeable permettant d'organiser au mieux le quotidien de la personne malade et de son proche.

image003Le site proximologie.com est conçu pour sensibiliser les professionnels de santé au rôle et à la place des proches et pour les aider à mieux prendre en charge le patient et son entourage. Résultats d’études, sources documentaires, évolutions législatives… sont disponibles pour faciliter la pratique des professionnels par un accès en temps réel aux informations utiles. Le site offre des Master Class ainsi que des modules de formation inédits, des groupes de discussions thématiques animés par des professionnels reconnus et une WebTV diffusant des témoignages d’experts et de familles, des reportages, etc.

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